Mosha Noah et sa fille, Ottawa


QALLUNAALIAQPALLIANIQ - DIRECTION SUD (2011)

Moyen métrage documentaire
Durée: 52 minutes

 

Réalisation: Guy Simoneau
Recherche et scénarisation: Guy Simoneau
Directeurs photo: Alexandre Domingue et Nicolas Venne

Images additionnelles: Guy Simoneau
Preneur de son: Daniel Provencher
Directrice de production: Jacinthe Lauzier
Montage: Alain Després
Musique: Alain Auger

Post-Production: Post-Moderne

Production: Productions Grand Nord
Producteur : Ian McLaren
Télédiffuseur: Société Radio-Canada (2012)

Distributeur: CinéFête

Première mondiale au Festival des films du Monde de Montréal, en août 2011

Le film sera présenté sur les ondes de la SRC, à ZoneDoc, le 15 juin 2012 à 21 heures.

« La 35e édition du Festival des films du monde bat son plein et, comme c'est chaque fois le cas, quelques perles se cachent hors les murs de la compétition. Avec 383 œuvres proposées, encore faut-il les dénicher. En voici réunies quatre; petit collier de longs métrages valant le coup d'œil. 

« Le plus récent documentaire de Guy Simoneau (Plusieurs tombent en amour, Simenon en Amérique) accompagne quelques Inuits dans leurs pérégrinations migratoires. Hormis ses qualités historiques, sociologiques et anthropologiques, Qallunaaliaqpallianiq-Direction Sud pose un regard empreint d'humanisme sur ses participants. »
François Lévesque, Le Devoir 

“Continuing with his passion for making films that expose and remove prejudices, Quebec filmmaker Guy Simoneau has created Qallunaaliaqpallianiq-Heading South, a compelling new documentary that focuses on Inuit living in southern cities of Canada… The strength of  the documentary is how on a personal level all the characters’lives are connected to their community-something we should all strive for.”
Akiva Levitas , Nation magazine

Film Screened, Heading South Nunavik Magazine, Bob Mesher

À la une, dans l'Agenda, Le Devoir, 9 juin 2012: Des Inuit urbains prêts pour l'avenir (article de Caroline Montpetit).

 

Résumé

Le film porte sur des Inuit vivant au Sud, dans des villes canadiennes. Leur nombre représente environ 18% de toute la population inuite (55,000) vivant dans le Grand Nord canadien. Les raisons de leur « migration » au Sud sont diverses : recherche d'emploi, études universitaires, problèmes personnels. Le regard que Guy Simoneau communique, à travers eux, est un regard teinté d'espoir : la plupart des protagonistes du film sont, en quelque sorte, des leaders, des Inuit jeunes et moins jeunes, qui ont décidé de se prendre en main et de retrouver une fierté perdue, une dignité disparue, et de les transmettre aux leurs, à leur façon. Bien que vivant dans les villes, leur démarche demeure orientée vers le bien de leur communauté respective, au Nord. Leur vision, contemporaine et inuite tout à la fois, appelle des horizons nouveaux.


Mot du réalisateur

Tourné principalement au Nunavut et dans trois grandes villes canadiennes - Montréal, Ottawa et Toronto, Qallunaaliaqpallianiq - Direction Sud donne à voir et entendre des histoires de « migration d'Inuit » : leurs rêves, leur accomplissement, leurs préoccupations, leur démarche ainsi que leur prise de parole publique et leur interaction au sein du monde contemporain.

Comme me le confiait un jour un jeune Inuk du Nunavik, les Inuit ont besoin de chasseurs, de pêcheurs, certes, mais aussi d'intellectuels, d'artistes, de leaders qui prennent la parole, au contact d'autres gens, en dehors de leur milieu, afin de se faire connaître autrement.

La rencontre avec ce jeune homme, au soleil de minuit, un soir à Puvirnituq, et ses paroles, ont été une sorte d'inspiration pour ce film et la source de ma réflexion.

Dans ce sens, le film documentaire offre un point de vue différent des représentations négatives – toxicomanie, alcoolisme, itinérance – livrées au quotidien à propos de la communauté inuite. Des représentations réductrices desquelles, par ailleurs, les Inuit eux-mêmes cherchent à s'affranchir. Ils refusent de plus en plus d'être dépeints comme des victimes.

L'écrivain canadien John Saul, dans son ouvrage Mon pays Métis, commente cette tendance à réduire des nations à leurs seuls problèmes: « Il existe ce nouveau racisme, un racisme qui considère les Autochtones et Inuit comme des peuples aux prises avec des problèmes de drogue, d'alcool et de sévices de toutes sortes ».

C'est exactement ce phénomène qui s'est produit dans le quartier Villeray à l'été 201, à Montréal, où une partie de la population, incluant madame le maire, s'est montrée très réticente, voire opposée, à la venue d'un centre d'hébergement hospitalier pour les Inuit transitant à Montréal. Par conséquent, les Inuit, qui sont des gens fiers, ne se sont pas sentis les bienvenus et ont retiré leur projet. Une séquence, dans le film, est consacrée à cet événement.

De façon générale, à travers le regard des Inuit qui apparaissent dans le film, j'ai voulu offrir un point de vue positif. Comme le dit Mary Simon, leader national des Inuit du Canada, « il y a un vent nouveau qui souffle chez les Inuit ». Une nouvelle génération, fière et déterminée, voit le jour, résolument tournée vers l'avenir, avec tous les défis à relever.

Guy Simoneau

Articles en ligne:

Qallunaaliaqpallianiq-Direction Sud, CTVM.info

Far from home, Nation

New documentary probes lives of urban Inuit, Nunatsiaq Online